Toi, Roi des Insectes…

Roi des Insectes, des prédateurs,
Les mots affluent, de derrière ton écran,
Un écran à mille facettes,
Un œil unique qui décortique,
Qui analyse, qui
Déchiquette.
Roi des Insectes,
Tu ingères tes semblables,
Leurs corps frêles, leurs esprits
Innocents.
Tu les immoles.
Tu utilises leur confusion.
Tes bras se prolongent de pinces crochues,
De membres de mentes religieuses.
Tu exploses tes semblables.
Plus ils te ressemblent, meilleurs sont-ils.
Le désarroi est ta meilleure canine, la plus
Dangereuse, la plus affûtée.
Tes mandibules arrachent, dans le vide.
Et tu glisses, tu dérapes sur le sang des
Innocents.
Tu te retrouves en bas, dans ta tombe.
Où tu ne peux pas plus avancer que lorsque
Tu les frappais, tes semblables, tes frères,
Tes sœurs.
Roi des Insectes,
Tu es ta tumeur, tu ne trouveras de sortie
Qu’en te dévorant,
Toi même.