Entrer, doucement, dans le vif du sujet.
Se mouvoir, tranquillement, au son rythmé des clichés, des
stéréotypes. Danser, sans se presser, sans avoir peur, dans
sa propre peau, sous son seul épiderme.
Murmurer des maux, qui ne sont que miens, là où le reste
ne compte plus. Où mes plus chers amis, les plus doux, ne peuvent
pas pousser la porte.
Mentir derrière cette porte et sourire à tout ce qui est
mien. Mien et malade.
Se laisser tomber dans cette cellule froide. Où aucun Dieu ne peut
savoir ce que jattends. Aucun Christ, aucune croix. Mes croix, mes
Dieux. Miens et malades.
Mes possessions dansent autour de moi. Prenez ce qui est à moi.
Volez ! Pillez ! Je suis si désemparé et impuissant. Poussez-moi
le long de mon âme, cette pauvre âme, derrière moi,
plus loin que moi. Les yeux du Vampire nattendent que mon abattement
pour me décortiquer. A lintérieur.
Laisse entrer. Laisse souiller. Le Vampire ne te fera pas de mal. Juste
une légère brûlure, là, entre les côtes
tendres. Ton ossature ne te portera plus. Et je serai heureuse de te
voir ainsi, si bien, si vide. Tes démons loin, si loin en bas.
Lapparat nexistera plus, alors. Il restera la romance, à
la fin. Et un peu de curiosité. Toi, juste un peu curieux. Complètement
silencieux maintenant. Je contemplerai seulement ton halo, ton aura.
Quand les détails auront implosé. Tout en romance, jusquà
la fin. Si tu taccroches à moi, en dormant. Tes anges endormis,
mes vampires tournoyant, ces charognards.
Dors. Dors. Rien ne te choquera plus.
Dans ton sommeil, tu sais que les Dieux sont des insectes. Et que tu
es un volcan, prêt à cracher, à vomir la vie que
tu contiens. Parce que tu en as assez de la sentir bouillir à
lintérieur, égoïstement.
Cracher, une fois, et tout recouvrir de vie.
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