Je, Tu...

Entrer, doucement, dans le vif du sujet. Se mouvoir, tranquillement, au son rythmé des clichés, des stéréotypes. Danser, sans se presser, sans avoir peur, dans sa propre peau, sous son seul épiderme.
Murmurer des maux, qui ne sont que miens, là où le reste ne compte plus. Où mes plus chers amis, les plus doux, ne peuvent pas pousser la porte.
Mentir derrière cette porte et sourire à tout ce qui est mien. Mien et malade.
Se laisser tomber dans cette cellule froide. Où aucun Dieu ne peut savoir ce que j’attends. Aucun Christ, aucune croix. Mes croix, mes Dieux. Miens et malades.
Mes possessions dansent autour de moi. Prenez ce qui est à moi. Volez ! Pillez ! Je suis si désemparé et impuissant. Poussez-moi le long de mon âme, cette pauvre âme, derrière moi, plus loin que moi. Les yeux du Vampire n’attendent que mon abattement pour me décortiquer. A l’intérieur.

Laisse entrer. Laisse souiller. Le Vampire ne te fera pas de mal. Juste une légère brûlure, là, entre les côtes tendres. Ton ossature ne te portera plus. Et je serai heureuse de te voir ainsi, si bien, si vide. Tes démons loin, si loin en bas. L’apparat n’existera plus, alors. Il restera la romance, à la fin. Et un peu de curiosité. Toi, juste un peu curieux. Complètement silencieux maintenant. Je contemplerai seulement ton halo, ton aura.
Quand les détails auront implosé. Tout en romance, jusqu’à la fin. Si tu t’accroches à moi, en dormant. Tes anges endormis, mes vampires tournoyant, ces charognards.

Dors. Dors. Rien ne te choquera plus.

Dans ton sommeil, tu sais que les Dieux sont des insectes. Et que tu es un volcan, prêt à cracher, à vomir la vie que tu contiens. Parce que tu en as assez de la sentir bouillir à l’intérieur, égoïstement.
Cracher, une fois, et tout recouvrir de vie.